(informations extraites du guide pratique du SAV - Les carnets du SAV
Bref historique
du code à barres
L'origine des codes à
barres remonte à 1949 , avec l'invention d'un code barres circulaire
(N.-J WOODLAND) qui ne sera pas utilisé en pratique. En 1960, SYLVANIA
imagine un symbole d'identification des wagons de chemin de fer faisant
appel à des barres et des espaces. L'idée, qui est donc en
l'air dès les années de l'après-guerre, est de remplacer
la lecture des trous des bandes perforées des premières machines
mécanographiques par des successions de noir et de blanc.C’est en
se fondant sur ce concept que de nombreuses sociétés ont
développé des produits permettant la lecture de codes barres.En
1970 est créé aux États-Unis un comité ayant
pour but de définir une codification adaptée aux problèmes
de la grande distribution: le "US Supermarket Ad Hoc Commitee On Universal
Product Coding", ou plus simplement l'UPC. Ce comité se met au travail
et en 1973 le code UPC est adopté. Entre temps, en 1970, Plessey
introduit son code barres dans les applications bibliothécaires
et, en 1971, Monarch invente le code Codabar (dit également "Monarch")
et le docteur Allais, de la société Intermec, propose le
code 2 parmi 5 entrelacé. En
1974, sur une demande de la société BOEING, INTERMEC invente
le premier code alphanumérique: le code 39. Puis, les choses s'accélèrent.
Le code EAN. (Europeen Article Numbering), version internationale de l'UPC
est adopté en 1977. La même année, le Codabar est choisi
par l'American Blood Bank Commission, et l'administration américaine
commence des études ayant pour but le choix d'une symbologie dans
le cadre du projet Logmar. De
nouvelles symbologies sont créées pour répondre à
des besoins sans cesse plus variés et sophistiqués: code
128 (Computer Identics) et code 93 (Intermec) pour les utilisateurs cherchant
un code alphanumérique dense et pouvant coder tout les caractères
du jeu ASCII, et, très récemment, une nouvelle génération
de codes à étages extrêmement denses: les codes 49
(Intermec), 16 K, et PDF417.
D'autres symbologies,
réellement bi-dimensionnelles sont également apparues (code
1). On ne peut ici plus parler vraiment de codes barres, mais de codes
matriciels, l'information étant codée par points carrés.
Ce type de symbologie permet une densité très importante
de l'information.
Les principales symbologies
utilisées
La description des différentes
symbologies (Cf. Tab. 1) est destinée à permettre un choix
raisonné du type de codification à mettre en œuvre (lorsqu’un
choix est possible) en fonction des impératifs techniques de l’entreprise
et en fonction de son environnement (clients, partenaires).Certains codes
sont uniquement numériques d’autres alphanumériques, certains
secteurs d’activités (voir historique du code à barres dans
le chapitre précédent) ont choisi de mettre en œuvre un type
particulier de codes et il vous faudra préférentiellement
choisir ce type de codes si l'on appartient à ce secteur d’activité
et que l'on souhaite déployer l’usage des codes en dehors de l’entreprise.Le
choix du code et la nature des informations stockées vont déterminer
la taille de l’étiquette sur laquelle le code sera imprimé.
En effet tous les codes n’ont pas la même « densité
». Selon la taille de vos produits vous pouvez être amené
à privilégier un type de code plutôt qu’un autre pour
éviter que votre étiquette n’excéder la taille de
l’emplacement disponible ou la capacité de lecture des lecteurs
les plus courants. Les
conditions d’exploitation dans un environnement soumis à des salissures
importantes avec comme conséquence une dégradation du code,
doivent conduire à choisir un code adapté à ce type
d’environnement. Les
codes 93 et codes 128 sont plus particulièrement utilisés
par les entreprises qui ont besoin d’une symbologie alphanumérique
capable de coder l’ensemble des caractères du jeu ASCII. Le code
39 étendu répond également à cette contrainte.Il
existe des codes encore plus denses disposant d’une symbologie capable
de coder sur un espace réduit des dizaines d’informations, leur
mise en œuvre est plus délicate et ils nécessitent des lecteurs
adaptés d’un coût encore élevé.Tab. 1 - Tableau
récapitulatif des principales symbologies
| Code | Type | Remarque |
| 39 | Alphanumérique | Secteur industriel |
| 2 parmis 5 | Numérique | Peu utilisé faible densité |
| Numérique | Peu utilisé faible densité | |
| EAN 13 | Numérique | Grande distribution Equivalent à UPC aux USA |
| Monarch | Numérique | Transfusion sanguine, traitement photographique appelé aussi Codabar |
| 11 | Numérique | Haute densité |
| 93 | Alphanumérique | Haute densité |
| 128 | Alphanumérique | Haute densité |
| 49 | Alphanumérique | Très haute densité (code à étage) Industrie électronique et médicale |
| 16K | Alphanumérique | Très haute densité |
| PDF417 | Alphanumérique | Très haute densité |
| 1 | Alphanumérique | Matricielle très haute densité |
Taille des principaux codes en fonction des symbologies
Le choix d’une symbologie
détermine :- Le type de caractères qu’il sera possible de
représenter :Caractères numériques 0-9;Caractères
alphabétiques ;Codes de contrôles utilisés par les
ordinateurs;- La taille maximale du code qui doit être fonction de
la richesse de l’information que celui-ci doit véhiculer.
Tab. 2 - Taille et possibilités des différentes
symbologies
| Code | Taille | Possibilités |
| 39 standard | Variable. Dans la pratique limité par le lecteur à 32, 48 ou 64 caractères | 43 caractères qui sont
0-9,A – Z6 symboles caractères de début et de fin? |
| 39 étendu | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu | |
| EAN 13 | Taille de 8 ou 12 chiffre (uniquement numérique) | Il existe toujours une clé de contrôle
(13 chiffres en totalité) Des variantes existent de taille plus importante (Presse) |
| 93 | Variable. Dans la pratique limité par le lecteur à 32, 48 ou 64 caractères | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu |
| 128 | Variable, dans la pratique limité par le lecteur à 32, 48 ou 64 caractères | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu |
| 49 | Variable, 340 caractères | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu |
| 16K | 640 à 1280 caractères | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu |
| PDF417 | De 50 à 1598 caractères | Utilise les 128 caractères du jeu ASCII étendu |
| 1 | De 13 à 2218 caractères | Codage binaire (possibilités graphiques) |
Présentation
La symbologie 39 est un
code alphanumérique "auto-contrôlé", c'est à
dire qu'il ne nécessite pas l'ajout d'un caractère de contrôle.
Il présente de bonne qualités de fiabilité, de facilité
de lecture et d'impression. Il est souvent utilisé en milieu industriel
lorsqu'un code alphanumérique est nécessaire.
Sa constitution permet son
impression par tout type d’imprimante (impact, jet d’encre , laser)
La dénomination
"code 39" provient de sa structure qui est de "3 parmi 9". En effet, chaque
caractère du jeu de base est représenté par 9 éléments
(5 barres et 4 espaces) parmi lesquels 3 sont larges (1 binaire) et 6 sont
étroits (0 binaire). Les espaces entre les caractères ne
sont pas significatifs.Si la taille du message esttrop importante, le code
39 permet de scinder le message en plusieurs parties, grâce à
son mode accumulé. Tout message commençant par le caractère
espace est considéré comme partiel. La lecture suivante est
concaténée jusqu'à ce qu'un message ne comportant
pas d'espace à son début soit lu.
Caractéristiques
a)Densité d’impression
Selon la largeur élémentaire
des barres qui constituent le code (entre 0,1 et 0,4 mm) celui ci sera
plus oumoins dense. La densité d’impression s’exprime en nombre
de caractères par pouce.
La densité d’impression
utilisée est variable en fonction de l’application et de la nature
du support utilisé. Plus la qualité du support d’impression
est élevée plus la densité pourra être importante.
Dans le cas d’un support relativement grossier et susceptible de se dégrader
dans le temps (carton d’emballage) la densité retenue sera plus
faible.
Haute densité: +
15 c par pouce Moyenne densité: 10c par pouceBasse densité:
1,5 c par pouceLes notions de haute, moyenne et basse densité sont
relatives. Pour une symbologie permettant de coder plusieurs centaines
de caractères les valeurs sont différentes.
Une haute densité
de 9,4 caractères au pouce est usuelle, tandis que des densités
très faibles de l'ordre de 1,4 caractères par pouce (impression
sur cartons ondulés) ou très fortes de 15 caractères
au pouce (électronique, etc.) sont également utilisées.
Avec une imprimante thermique ou un transfert thermique standard, une densité
de 7 à 8 caractères par pouce est habituellement utilisée.
b)Composition
Un symbole en code 39 est
constitué de :
- un espace blanc;
- le caractère de
début de message;
- les caractères
du message proprement dit;
- le caractère de
fin de message;
- un espace blanc.
Il faut noter que les espaces
blancs précédant le symbole lui-même sont indispensables
pour la lecture (comme pour toutes les symbologies).
Un caractère particulier
est utilisé pour marquer le début et la fin du symbole. Ce
caractère est habituellement interprété par un astérisque
(*) lorsqu'il est visible et est généré automatiquement
par l'imprimante. Il apparaît lors del'impression du code barres
lorsque le programmedu "pilote d'impression code barres" n'est pas chargé
dans la mémoire de l'ordinateur.c)HauteurPour une lecture par crayon
optique, une hauteur minimale de 0,15 fois la longueur du symbole est recommandée.
Précisions sur le crayon optique
Les crayons optiques représentent
le type de lecteur de codes barres le moins cher et le plus ancien. Un
crayon optique est formé d'un tube de 13 mm de diamètre en
acier inoxydable ou en plastique. L'optique se situe à la pointe
du crayon lui-même connecté à un cordon de raccordement.
Le scanner crayon doit être déplacé par l'utilisateur
sur toute la largeur du code barres et en le touchant. Lorsque le crayon
balaye le code barres, la lumière réfléchie est convertie
en signaux électriques par une cellule photo située dans
le crayon. La lecture au crayon optique nécessite un peu d'entraînement
Pour une lecture par lecteur laser à poste fixe, la hauteur recommandée
est définie par le rapport entre la hauteur des barres et la longueur
physique du symbole appelé "ratio d'aspect" (Cf. point e) ci-après.
Ex : Pour une étiquette
de 80 mm la hauteur minimale sera de 80 x 0.15 = 12 mmPour une lecture
manuelle, un ratio d'aspect de 15 % est habituel. Si le symbole est de
moyenne ou grande densité (5 caractères par pouce ou plus),
respecter un ratio minimum de 2,2. Dans les autres cas, le ratio minimal
sera de 2 sachant que le ratio maximal est de 3.
d)Dimension des éléments
Elle ne doit pas changer
à l'intérieur d'un même symbole. L'espace entre caractères
doit être de 1 à 3 fois la largeur de l'élément
étroit. Les zones blanches précédant et suivant le
symbole doivent être au minimum de 10 fois la largeur de l'élément
étroit, avec un minimum absolu de 2,5 mm et un minimum recommandé
de 6 mm.
e)Ratio d'aspect
Le ratio d’aspect est défini
comme le rapport entre la largeur utile La hauteur H (cf Fig. 1)
Le graphique suivant indique
la taille L pour un nombre de caractères compris entre 10 et 32
(cf. Fig. 2).La largeur de la barre étroite qui sert de base de
calcul a été fixée à 0,4mm ce qui constitue
une largeur importante. Plus cette largeur est faible et plus on peut mettre
de caractères sur une même largeur d’impression.Avec ratio
2 et X=0,4 mm, pour un code à basse densité.
Fig.
2 - Taille totale du code barresen fonction du nombre de caractères
C.Choisir une symbologie
Le choix d’une symbologie
peut se faire en répondant à 3 questions essentielles : 1)Les
codes doivent ils être utilisés par d’autres personnes que
celles de l'entreprise ? 2)Existe-t-il
déjà dans le milieu professionnel concerné une symbologie
recommandée ? 3)Certains
des fournisseurs utilisent ils des codes barres que vous souhaitez pouvoir
lire ? Dans de
nombreux secteurs professionnels existe une définition de support
code barres de l'information. Cette quasi-norme définit en général
le code à utiliser ainsi que sa présentation et son contenu.En
répondant positivement à l’une de ces questions, il faudra
alors tenir compte de l'existant et adopter les codes qui vous permettront
de communiquer avec les partenaires de l'entreprise.
Principaux standards existant
en France :- le GENCOD, qui a défini plusieurs standards destinés
à la grande distribution; - l'EAN 13, pour l'identification des
unités consommateurs (lecture lors du passage en caisse); - l'ITF
et l'EAN 128, pour l'identification des unités de livraisons, c'est
à dire des caisses et palettes livrées par les fournisseurs
aux distributeurs; - le GALIA,qui a défini des standards utilisant
le code 39 et des identifiants pour les livraisons à l'industrie
automobile.
Fig.
3 - Un exemple de code :le code 128 étendu
Définir son besoin
hors standardSi il n'existe aucune contrainte de communication avec l’extérieur
de l'entreprise, les réponses aux questions suivantes permettront
de choisir la symbologie la mieux adaptée :
1)un code numérique
ou alphanumérique est-il nécessaire ?2)quelle est la taille
des informations ? 3)sur
quel support les codes seront-ils imprimés ?Lorsqu'aucun standard
n'existe pour l'industrie et l'application envisagées, les points
suivants sont à examiner. a)Numérique
ou alphanumérique
Un code alphanumérique
est toujours plus encombrant qu'un code purement numérique. En revanche,
un code alphanumérique permet de coder un plus grand nombre de caractères
différents (43 ou 128). Sur ce point, lorsque l'on souhaite utiliser
un numéro incrémenté séquentiellement, on pense
généralementcode numérique. En fait, il est tout à
fait possible d'incrémenter avec un code alphanumérique en
utilisant les caractères alphabétiques dans l'incrémentation,
du type A1...AA...B1...BZ etc.. De cette manière, on pourra coder
sur deux caractères 43x43= 1849 combinaisons, sur trois caractères
79507 combinaisons, etc. Un simple calcul lors de la lecture permettra
de rétablir le numéro usuel. L'interprétation du symbole
peut aussi être faite avec le code base 10 correspondant. Cette technique
permet de diminuer considérablement l'encombrement d'un symbole
comprenant un numéro incrémenté, en particulier si
un code alphanumérique à haute densité tel que le
code 93 ou le code 128 est utilisé. Par ailleurs, les codes alphanumériques
(code 39, code 93, code 128), présentent, par rapport aux codes
numériques les plus courants (code 2 parmi 5 entrelacé, code
EAN), des avantages de souplesse (longueur variable), de sécurité
tenant à la symbologie elle-même, mais aussi au fait qu'une
clé de contrôle numérique ne peut prendre que 10 valeurs
différentes, alors qu'elle peut en prendre de 43 à 128 avec
un code alphanumérique.
b)Encombrement comparé des principales symbiologies
Pour l'impression de 24
caractères utiles, avec une imprimante thermique imprimant des barres
étroites de 0,25 mm environ, on obtient des symboles de la longueur
suivante (zones de silence non comprises, caractères début/fin
compris): - Code 39 : ratio 2,5 longueur 95 mm; - Code 2 parmi 5 : longueur
90 mm;
- Code 2 parmi 5 entrelacé
: ratio 2,5 longueur 50 mm;
- Code Monarch :longueur
80 mm;
- Code 93 : longueur 63
mm;
- Code 128 numérique
(24 caractères numériques) : longueur 42 mm;
- Code 128 alphanumérique
(24 caractères alphanumériques): longueur 75 mm;
- Code 11 : longueur 64
mm;
- Code 49 :longueur 19 mm.
La longueur des symbologies
code 128 et code 49 dépend de la proportion de numériques
et d'alphanumériques.
c)Densité d'impression et dimension du symbole
Plus les barres du symbole
sont épaisses, meilleures seront les performances des lecteurs à
distance et moins les symboles seront sensibles aux salissures.Dans de
nombreuses applications comportant une lecture à distance par lasers
ou caméras CCD, c'est donc de l'épaisseur des éléments
étroits qu'il faut partir, pour s'assurer que la lecture pourra
se faire dans les conditions voulues de distance et de profondeur de champ.
En pratique, en prenant comme base le code 39 (code industriel le plus
utilisé), les densités d'impression suivantes sont les plus
courantes: - Lecture par crayon haute densité : 5 à 15 caractères/pouce;
- Lecture par crayon basse densité : 2 à 5 caractères/pouce;
- Lecture pistolet laser
normal : 2 à 9 caractères/pouce;
- Lecture pistolet laser
très haute densité : 9 à 15 caractères/pouce
;
- Lecture par laser fixe
à quelques centimètres : jusqu'à 15 caractères/pouce;
- Lecture par laser fixe
à distance plus importante : 2 à 7 caractères/pouce
(voire la charte selon le type de lecteur laser). 7 caractères au
pouce permettent une lecture à quelques dizaines de centimètres,
une distance maximale d'environ 1,50 m est atteinte à très
faible densité. Certains pistolets laser permettent même des
lectures à plusieurs mètres (jusqu'à 10 m avec des
étiquettes réflectorisées);
- Lecture par caméra
CCD à grande distance (plusieurs mètres): 1 à 3 caractères/pouce.
d)Niveau de fiabilité recherché
Une symbologie code barres
est d'autant plus fiable que la probabilité d'une erreur de substitution
est faible. En
effet, en matière de codes barres, l'important est d'être
sûr qu'une lecture faite est exacte. Si à la première
tentative de lecture, aucune lecture ne peut être faite, il est en
général possible de réessayer, voire, dans le cas
des lecteurs lasers et des caméras, de faire plusieurs centaines
de tentatives de lecture par seconde. En
revanche, lorsqu'une lecture a eu lieu, on doit pouvoir s'assurer que cette
lecture est exacte. Cette caractéristique est l'un des avantages
déterminant de la technique du code barres. Si l'on peut considérer
que tous les codes barres sont largement plus fiables que n'importe quelle
entrée clavier, il est néanmoins vrai que tous les codes
barres n'ont pas la même fiabilité.Les principaux codes barres
peuvent être classés par ordre de fiabilité croissante:-
EAN 13;- 2 parmi 5 entrelacé:- Code 128; -
Code 93; -Code
Monarch; - Code
39; - Code 16K;-
Code 49. Une clé
de contrôle améliore bien entendu encore la fiabilité.
A titre d'exemple, la probabilité d'obtenir une erreur de substitution
est de: - code
39, qualité d'impression optimale: 1 pour 70 Millions de caractères
lus; - code 39
courant: 1 pour 3 millions de caractères lus; -
lecture OCR: 1 pour 10 000 caractères lus; -
entrée clavier: 1pour 300 caractères tapés.En pratique,
ces probabilités étant calculées par caractère
et non par message, il faut les multiplier par la longueur moyenne d'un
message pour obtenir le taux d'erreur probable. Ainsi, pour des entrées
moyennes de 10 caractères, ce taux monte à 3 pour 100 dans
le cas d'une entrée clavier.
Selon des tests faits en
situation réelle par le département US de la défense,
les résultats suivants ont en pratique été obtenus
:
Code 16K : 16 millions et
0 erreur;
Code 49 : 16 millions et
0 erreur
Code 39 : 12 millions et
1 erreur
Code 128 : 13 millions et
1 erreur
e)Utilisations habituelles des symbologies
Pour simplifier le choix
d'une symbologie, il est souvent suffisant de limiter son choix aux quatre
principaux codes-barres, et de tenir compte de leurs cas d'emploi les plus
fréquents. Code
39 : toutes applications industrielles et autre demandant un code alphanumérique
et ne posant pas de gros problème de place disponible.Code 128 ou
93 :toute application industrielle et autre demandant un code alphanumérique
"full alpha" et/ou une grande densitésachant que la meilleure densité
en numérique est obtenue en code 128 et que la meilleure densité
en alphanumérique est obtenue en code 93.
Le Code 128 constitue
souvent un choix judicieux, à la fois par ses bonnes caractéristiques
et par la diffusion importante qu'il commence à rencontrer, ce qui
assure à l'utilisateur de trouver un plus large choix de matériels
compatibles que le Code 93. Code
2 parmi 5 entrelacé : toute application industrielle et autre se
suffisant d'un code numérique, en longueur fixe ou avec clé
de contrôle. Code Monarch (dit également Codabar) : analyse
médicale, transfusion sanguine, photographie. Code EAN (dit également
GENCOD) : grande distribution (supermarchés, etc.) et presse.Code
16K ou 49 : toute application industrielle ou autre demandant une très
grande densité d'informations, où la lecture peut se faire
exclusivement par laser, et sur laquelle une lecture omnidirectionnelle
n'est pas nécessaire. Le code 16K est plus simple à imprimer
et à décoder (encodage similaire au code 128), ce qui assure
l'utilisateur de trouver un choix vaste de lecteurs et d'imprimantes. Le
code 49, plus performant en termes de fiabilité et de densité,
demande des décodeurs et des imprimantes munis de microprocesseurs
puissants et disposant d'une importante mémoire.
Fig. 4 - Typologie des codes
49 et 16K
Les différentes manières d'acquérir des codes
barres
Les différentes façons
d'acquérir des codes barres imprimés sont les suivantes:
Acheter des codes barres photo-composés chez un fabricant d'étiquettes.
Imprimer des codes barres
en utilisant des logiciels d'étiquetage et une imprimante de bureau
(matricielle, à jet d'encre ou laser). Imprimer des codes barres
sur des imprimantes spécialement conçues pour l'impression
de codes barres. Les fabricants qui souhaitent intégrer l'impression
des codes barres à celle des emballages de leurs produits, doivent
utiliser des matrices sur films ou des polices de codes barres conçues
pour les imprimantes Linotronix. (Impression de très haute qualité
sur support spécial destiné à l'impression de document
en grande série). -
Le respect de règles
élémentaires
Pour réussir la mise
en place de codes barres il est nécessaire de respecter quelques
règles : Eviter les codes barres colorés (utiliser le noir)
et les supports colorés (utiliser le blanc). Toutes les autres couleurs
réduisent le contraste entre les barres et les espaces, réduisant
la lisibilité d'un code barres. Tester à fond tous les codes
barres avant leur mise en circulation. Attention : ne pas découvrir
un problème après avoir distribué 10 000 étiquettes
qui devront toutes être remplacées.
Les étiquettes
pré-imprimées
Si les seules applications
où vous utilisez des codes barres sont le suivi des frais fixes
d'inventaire et les badges pour les employés, la meilleure solution
est l'acquisition d'étiquettes numérotées et pré-imprimées.
Les étiquettes photo-composées sont en général
de très grande qualité et coûtent environ 1800 Francs
pour 5000 unités. Elle peuvent avoir une durée de vie de
25 ans. Vous avez également la possibilité d'imprimer des
étiquettes de grande qualité sur des imprimantes à
transfert thermique en utilisant des rouleaux d'étiquettes en polyester
XT ou sur des imprimantes laser en utilisant un support vinyle, plus coûteux
que le papier.
Utiliser une imprimante
raccordée à un ordinateur de bureau
En utilisant un logiciel
de PC, les imprimantes matricielles et laser sont maintenant capables d'imprimer
des étiquettes d'excellente qualité. Les imprimantes matricielles
ne peuvent pas imprimer les codes de haute densité, contrairement
aux imprimantes laser. Parmi les techniques d'impression courantes, les
imprimantes laser sont celles qui donnent les meilleurs résultats.
A. Les imprimantes matricielles
Les imprimantes matricielles
peuvent produire des étiquettes de codes barres de bonne qualité
et en grandes quantités. En basse et moyenne densité (3,7
cpi ou moins pour un Code 39), les étiquettes sont d'excellente
qualité. Vous devez utiliser une imprimante matricielle dotée
d'un cylindre d'entraînement pour imprimer correctement des étiquettes
de différentes tailles. Remplacez régulièrement le
ruban de l'imprimante. Les programmes du DOS sont meilleurs que les programmes
Windows pour l'impression des codes barres sur des imprimantes matricielles,
car ils possèdent deux options dont les programmes Windows sont
dépourvus : la superposition verticale des points entre chaque passage
sur le code barres, ce qui permet d'éviter les espaces blancs indésirables
sur les codes, les programmes matriciels du DOS peuvent frapper plusieurs
fois un code barres.
B. Les imprimantes à
9 et à 24 aiguilles
Les imprimantes
à 9 et à 24 aiguilles peuvent produire des codes barres de
bonne qualité. Les imprimantes à 24 aiguilles produisent
les meilleurs codes, surtout lorsqu'il reste peu d'encre sur le ruban.
Les 24 aiguilles déposent simplement plus d'encre sur le papier.
C. Les imprimantes à
jet d'encre
Ces imprimantes s'améliorent
en permanence. Toutes les imprimantes à jet d'encre ne produisent
pas la même qualité d'étiquettes. La HP Deskjet 600/800
produit des codes barres de grande qualité avec toutes les densités
sauf la haute. Evitez d'utiliser une Deskjet 500/550 pour imprimer des
codes barres ; la qualité d'impression n'est pas suffisante. Ces
imprimantes à jet d'encre sont acceptées presque exclusivement
par les programmes Windows, mais soyez vigilants car les nouveaux pilotes
sont insuffisants et doivent souvent être mis à jour par le
fabricant pour fonctionner correctement. Assurez-vous aussi de sélectionner
une imprimante munie d'une cartouche d'encre noire séparée
en plus de la cartouche d'encre couleurs.
D. Les imprimantes laser
Les imprimantes peuvent
produire des codes barres de très grande qualité. La qualité
est constante et tout manque d'encre est immédiatement visible,
sans risque d'interprétation. En remplaçant la cartouche
d'encre, il est important de respecter les instructions de nettoyage, comprenant
le nettoyage du fil coronaire, en particulier pour l'impression des codes
barres de haute densité. Les étiquettes peuvent être
divisées en plusieurs colonnes et rangées sur une feuille
de format A4. C'est le cas des étiquettes de publipostage. Comme
les imprimantes laser produisent une page à la fois, il est peu
pratique d'imprimer une seule étiquette à la fois. En impression
laser, il existe une zone non imprimable de 6,3 mm sur les quatre côtés
d'un support. Les imprimantes laser sont très efficaces pour imprimer
des étiquettes par lots, mais si vous avez besoin d'une seule étiquette
(sur un support qui comporte plusieurs étiquettes vierges), les
imprimantes matricielles ou à transfert thermique sont mieux adaptées.
Pour tous les types d'étiquettes, les imprimantes laser procurent
la meilleure qualité d'impression. Les programmes d'étiquetage
du DOS peuvent piloter une imprimante laser à une vitesse rapide
en utilisant des polices téléchargeables. Les pilotes d'impression
des programmes Windows s'exécutent à une vitesse deux fois
plus lente que les programmes du DOS, car ils utilisent des graphismes.
Pour imprimer une pleine page de texte, une pleine page de graphismes doit
être téléchargée. Les programmes Windows procurent
généralement des polices de caractères plus riches
avec davantage d'orientations et une meilleure impression d'images graphiques
de type PCX.
Les imprimantes à
transfert thermique
Les imprimantes à
transfert thermique sont utiles pour imprimer une seule étiquette
à la fois ou un rouleau complet d'étiquettes pour permettre
à des opérateurs de les coller directement sur des emballages.
Dans les années 80, la majeure partie des impressions industrielles
étaient réalisées sur des imprimantes matricielles
Printronix. Les impressions industrielles en volume des années 90
sont presque toutes réalisées sur des imprimantes à
transfert thermique. Elles sont rapides et produisent des codes barres
d'excellente qualité. Le transfert thermique fait référence
à une tête d'impression qui chauffe et fait fondre un ruban
sur la surface de l'étiquette. La plupart des imprimantes à
transfert thermique peuvent aussi produire des étiquettes "thermiques
directes", mais le papier, qui remplace le ruban doux, use la tête
d'impression dix fois plus vite. Un autre inconvénient de l'impression
thermique, c'est que la majorité des étiquettes thermiques
ne peuvent pas être lues par un faisceau à infrarouge et elles
se détériorent à la lumière naturelle jusqu'à
devenir illisibles. Le coût du support en impression thermique directe
est équivalent à celui utilisé en impression laser.
Par conséquent, l'impression à transfert thermique est beaucoup
plus populaire que l'impression thermique directe pour des productions
d'étiquettes de qualité et en grandes quantités.La
plupart des imprimantes à transfert thermique peuvent imprimer des
étiquettes ayant jusqu'à 10 cm de large (des modèles
plus coûteux peuvent imprimer des étiquettes de 15 cm et même
20 cm de large) et 20 cm en longueur ou davantage. Elles peuvent bien sûr
imprimer des formats plus petits. Vous pouvez obtenir presque n'importe
quel type de support d'étiquettes pour les imprimantes à
transfert thermique : haute température, étanches, laminées,
support sur anneaux, sur carton, étiquettes individuelles, etc.
Sur des étiquettes classiques sur papier produites avec un ruban
bon marché, les codes barres peuvent se tâcher ou se rayer
au contact des doigts. Des étiquettes protégées contre
les tâches peuvent être imprimées en utilisant un support
d'étiquettes synthétique plus coûteux et un ruban comportant
moins de cire et plus de résine (hybride ou ruban P2). Des étiquettes
protégées contre les rayures peuvent être imprimées
en utilisant un ruban en Polyester XT et haut en résine. Lorsqu'elles
sont chauffées, les couches de résine et de polyester fondent
et se mélangent pour produire une étiquette très résistante.
Ces imprimantes ont une vitesse d'impression souvent comprise entre 5 et
30 cm par seconde. Assurez-vous que la vitesse offerte par l'imprimante
que vous souhaitez acquérir est identique pour l'impression des
codes barres et des graphismes. Dans ces conditions, la vitesse annoncée
doit souvent être revue à la baisse (-50%). Les têtes
d'impression s'usent très vite sur les imprimantes à transfert
thermique ou thermiques directes. Pour allonger leur durée de vie,
nettoyez-les à chaque changement de ruban en utilisant une carte
de nettoyage ou un coton imbibé d'alcool. Une précaution
INDISPENSABLE pour ne pas avoir à changer trop fréquemment
la tête d'impression. Contrairement à la plupart des imprimantes
matricielles et laser, les imprimantes à transfert thermique sont
munies de polices de caractères et de codes barres réglables
résidant dans les logiciels pré-installés. Le logiciel
nécessaire pour l'impression des codes barres est constitué
d'une série de séquences de commandes spéciales. Vous
avez donc la possibilité d'ajouter une commande d'impression sur
une imprimante à transfert thermique à l'un de vos programmes
existants, ce qui nécessite quelques connaissances en programmation.
Cependant, la plupart des utilisateurs souhaitent utiliser un programme
de conception d'étiquettes à usage général
qui ne nécessite aucune programmation. Il est préférable
d'acheter le programme d'étiquetage directement chez le développeur
qui aura tout intérêt à fournir un logiciel sans bogue
et correspondant aux capacités d'impression de l'utilisateur.
Les programmes Windows
peuvent imprimer plusieurs densités sur une seule étiquette.
En plus de sa capacité à créer et à imprimer
des étiquettes, un programme doit posséder une interface
opérateur simplifiée. Le créateur d'une étiquette
doit avoir la possibilité de concevoir des invites personnalisées
pour chaque format d'étiquette. Il suffira ensuite à l'opérateur
de répondre à des questions simples qui l'aideront à
saisir tous les paramètres de l'étiquette qu'il souhaite
imprimer. Avec une base de données d'étiquettes, il est possible
de sélectionner les étiquettes à imprimer. Il est
préférable d'épargner à l'opérateur
l'utilisation des écrans complexes de conception d'une étiquette.
B. Les programmes de
polices
Sous les environnements
Windows et Macintosh, tout programme utilisant des polices peut les sélectionner
pour l'impression, ce qui rend possible l'utilisation de codes barres avec
ces programmes (Wordperfect, Word, Lotus, Pagemaker, Quark, etc.).Les problèmes
rencontrés sont les suivants : La mise à l'échelle
: Windows et le Macintosh peuvent réaliser de légers ajustements
qui affectent la qualité des codes barres. La plupart des programmes
offrent des polices avec des tailles de point et des densités précises
et adaptées aux tailles et aux imprimantes pour lesquelles ils ont
été conçus. Cependant, si vous changez d'imprimante
et de taille de point, tout peut se produire. Soyez prudent en vous éloignant
des tailles de point et des polices standards des imprimantes.Dans l'impression
des codes UPC, le 0 pourrait être représenté par quatre
modèles différents de barres et d'espaces, en fonction de
son emplacement dans le code et de la parité numérique des
données. Il est par conséquent nécessaire de posséder
un programme de traduction que vous pouvez allumer pour saisir les données
que vous souhaitez imprimer, les copier dans le Presse-papiers et copier
les chaînes traduites dans votre application. Un programme au moins
doit posséder une séquence de "hot-key" permettant de copier
le code barres dans votre application sans qu'il soit préalablement
nécessaire de traduire les données et de les copier à
partir du Presse-papiers. Après avoir configuré le type de
code barres et la densité à partir du traducteur, toutes
les données sélectionnées (en surbrillance) dans l'application
sont traduites avec la "hot-key". En
utilisant des polices, les étiquettes peuvent être imprimées
à partir de votre programme de traitement de texte favori. Vous
pouvez aussi ajouter des codes barres à un document dans presque
tous les programmes Windows qui utilisent des polices.